Les catégories

Catégories officielles pour les matchs de championnat F!G

1. Catégories de style

Les catégories de style demandent de reprendre un style propre à un genre théâtral, cinématographique, littéraire ou autre. Elles commencent la plupart du temps par « à la manière de ». On trouve:

À la manière d’un auteur (dramaturge, écrivain, humoriste, réalisateur)

  • Arthur Conan Doyle (Sherlock holmes)

La série des Aventures de Sherlock Holmes le rendit célèbre dans le monde entier mais fit aussi ombrage au reste de son oeuvre qui compte de nombreux récits – nouvelles et romans – fantastiques, ésotériques, d’aventures et de science-fiction dont il fut l’un des grands précurseurs, d’inoubliables romans historiques et de nombreux essais. Le chien des Baskerville, où l’angoisse propre aux romans fantastiques est résolue par des explications rationnelles, est l’un des récit les plus célèbres des Aventures de Sherlock Holmes. Autres personnage récurrents de cette série: son fidèle ami le Docteur Watson et son ennemi mortel Moriarty.

  • Charlie Chaplin (avec musique sous la responsabilité de l’arbitre de trouver 2-3 musiques)

Bien qu’issu du cinéma muet (voir cette catégorie) et de la comédie, Charles Chaplin n’hésite pas à dénoncer les inégalités sociales et à mettre en relief les problèmes des couches défavorisées de la société.

  • Alfred Hitchcock (avec musique sous la responsabilité de l’arbitre de trouver 2-3 musiques)

Cinéaste américain d’origine britannique, maître du cinéma policier. Son œuvre est caractérisé par un mélange dosé et subtil d’humour, souvent noir et d’angoisse. Ses intrigues sont souvent enchevêtrées et il pousse le suspense à son paroxysme, souvent en cachant des éléments au spectateur ou, au contraire, en lui fournissant des éléments que ne possèdent pas tous les personnages. La musique joue souvent un rôle de premier plan. Accentuant le caractère angoissant de l’histoire. Il est également connu pour ses « cameo ». C’est-à-dire ses petites apparitions furtives dans la plupart de ses films. Outre Psychose et Les Oiseaux, qui sont presque devenus des clichés, ses plus célèbres œuvres sont, notamment, La Corde, qui se passe presque exclusivement dans la même pièce et Sueurs froides où la tension et l’angoisse sont poussées à l’extrême en raison du vertige du personnage principal.

  • Raymond Devos

Ce maître du jeux de mots propose dans ses spectacles un mélange de one man show et d’ambiance de cirque. C’est un conteur qui nous raconte des histoires d’un regard naïf et fait renaître en nous cette naïveté et cette fascination que nous avions étant enfants. Devos joue sur notre noble langue et tous les doubles-sens des mots.

  • Lewis Carroll

Œuvres majeurs: Alice au pays des Merveilles et De l’autre c’ôté du miroir.
L’histoire est basé sur un rêve qu’un jeune enfant fait et ne suit pas un raisonnement logique, elle peut passer du cop à l’âne comme cela nous arrive dans nos rêves. Les personnages sont tirés de la littérature enfantine.
Les comptines, les poésies et les devinettes sont utilisées par les personnages.

  • François Rabelais

François Rabelais a une expérience de médecin, de moine, de voyageur ce qui explique la présence de digressions scientifiques, l’utilisation du latin et du grec et de la réthorique ancienne, la multiplicité des « topos » (lieus) grâce aux voyages et les nombreuses récurences à l’églises et aux hommes de foi (parfois pour les critiquer vivement). Au niveau du style, la « copia » (abondance verbale) est de rigueur: gigantismes, exemples, énumérations, redoublements, anaphores… Le style est aussi parfois grivois (braquemard, vietz(verges), pet, etc.). Lire Pantagruel, Gargantua, le Tiers-Livre et le Quart-Livre.

  • Racine / Corneille

Les deux plus grands dramaturges du XVIIème siècle. Leur pièces de théâtre reprennent des histoires antiques. Tout est écrit en alexandrins (12 pieds)! L’histoire se passe dans un lieu unique, souvent un palais, et le monde extérieur paraît lointain. L’histoire se termine souvent par la non-résolution du problème et par la mort, voulue ou non, des protagonistes. Lire Bérénice, Andromaque (Racine) et Le Cid (Corneille).

  • Marcel Pagnol

Grâce à Pagnol, les petites histoires de Marseille deviennent un genre théâtral (Marius, Fanny et César). Néanmoins Pagnol a exploré d’autres voies, dénonçant le pouvoir corrupteur de l’argent dans Topaze, évoquant ses souvenirs d’enfance dans La gloire de mon père, racontant de belles histoires avec les films La femme du Boulanger, Regain… inspirés de Giono.

  • Anton Tchekhov

Les personnages, ni bons ni méchants, de Tchekhov ont tous une manie ou une obsession. Brûlés par un feu intérieur, ils se disent des choses banales, le véritable dialogue s’instaurant entre regards et silence. Lire La mouette, La cerisaie…

  • Molière

Dans les comédies, le schéma est classique : un mariage contraint ou empêché par les parents de la jeune fille. Pour la farce, on lira Les précieuses ridicules, Sganarelle… Pour la peinture de moeurs ou la parodie on verra les femmes savantes, L’école des maris, Mr de Pourceaugnac. Pour la caricature de personnages on lira Tartuffe, Le bourgeois gentilhomme, l’avare, Le malade imaginaire, Dom Juan…

  • William Shakespeare

Les personnages vont toujours au bout de leurs passions. Les lieux et scènes s’enchaînent sans logique apparente. Le langage peut être très poétique ou très cru. Même dans les grandes tragédies, il y a de l’ironie. On pourra lire Hamlet (vengeance) Othello (passion dévorante) Roméo et Juliette (hasard et destin), Le roi Lear (démesure). On pourra lire pour le merveilleux Le songe d’une nuit d’été. Pour la liberté de la langue Peines d’amours perdues. Roméo et Juliette est un bon condensé de l’oeuvre de Shakespeare.

  • Eugène Ionesco

Dans Ionesco, il n’y a pas de prétention à la logique et à la vraisemblance. Le langage est saugrenu. Les genres se télescopent : farce grotesque, cirque, guignol, music-hall, jeux de mots… Ionesco est le maître de l’absurde. Les oeuvres majeures sont : La cantatrice chauve, Rhinocéros, Le roi se meurt.

  • Franz Kafka

Chez Kafka, le monde extérieur est le reflet du monde intérieur du héros (La métamorphose…) Le fantastique fait partie du quotidien noir et blanc sans susciter le moindre étonnement. Les héros sont habités d’une obsession mais dans le dédale des obstacles qu’ils se fabriquent eux-mêmes ou dans le labyrinthe d’une bureaucratie absurde, ils finissent toujours par se perdre… Le Château est sans doute l’oeuvre la plus représentative.

  • Emile Zola

Zola fut l’un des plus éminents romanciers européens du 19e siècle. Inspiré par l’exemple de  » La Comédie humaine  » de Balzac, Zola dressa en 1868-1869 les plans d’une série de romans qui deviendront plus tard les 20 volumes du cycle des ‘Rougon-Macquart, histoire naturelle d’une famille sous le Second Empire’, et qui constitueront sa préoccupation première pendant les 25 années suivantes. La série retrace la vie des membres d’une même famille dans des contextes sociaux et politiques variés, du Coup d’état de Louis-Napoléon, en décembre 1851, à la Chute du régime impérial au moment de la Guerre franco-prussienne et de la Commune de 1870-1871. La série des romans avait pour but d’étudier les effets de l’hérédité et de l’environnement sur ses personnages, mais les objectifs scientifiques et sociologiques exprimés ouvertement seront toujours soumis à la puissante imagination littéraire de l’écrivain. Chaque roman, bien que partie intégrante de la série, forme un tout, avec sa propre intrigue et son thème principal: la vie dans certains bas quartiers de Paris, le violent conflit des mineurs grévistes dans le Nord de la France, la corruption et les vices supposés du régime impérial, les intrigues politiques de l’Empire à Paris et en province, les moeurs de la classe moyenne, le commerce et les nouveaux grands magasins, le milieu des artistes, la vie paysanne, le meurtre et les chemins de fer, le monde des finances, la Guerre franco-prussienne…

  • Tennessee Williams

Tout le théâtre de Tennessee Williams est traversé par des inadaptés, des marginaux, des perdants, des désemparés, auxquels va tout son intérêt. À travers tous ces personnages, dans un mélange de réalisme et de rêve, dans le désastre ou la fantaisie, il mène une remarquable analyse de la solitude, qui fut la constante de sa vie.

  • Marquis de Sade

La catégorie « Marquis de Sade » a souvent tendance à finir en orgie scatologique. Si bien sûr cette pratique fait partie de certaines scènes sadiennes, il ne faut pas oublier la philosophie première (longuement détaillée dans « la philosophie dans le boudoir »): La Nature et les pulsions de l’homme existent et il n’y a donc pas lieu de les occulter. Si un homme pour son propre plaisir veut pratiquer un coït et tuer sa (son) partenaire afin d’augmenter sa jouissance, c’est un penchant naturel auquel seules les lois de la société s’opposent. Or, ces lois ont été instaurées par des hommes et non pas par l’Instinct: elles n’ont donc pas lieu d’être. Ainsi, pour leurs propres plaisirs, des hommes et des femmes se premettent d’abuser d’enfants, d’hommes ou de femmes en leur faisant subir leurs désirs. L’initiation de néophites à la volupté de certaines pratiques est un grand thème sadien. Il faut en outre ne pas oublier que Sade est du XVIIIe siècle et que souvent le niveau socio-culturel est élevé. Lire les « Justine », « la philosophie dans le boudoir ».

  • Jacques Tati (avec musique sous la responsabilité de l’arbitre de trouver 2-3 musiques)

A l’instar de Chaplin inventant Charlot, Tati, ancien acteur de music-hall, invente Monsieur Hulot, personnage d’une indépendance complète, d’un désintéressement absolu et dont l’étourderie, qui est son principal défaut, en fait, à notre époque fonctionnelle, un inadapté. Sa mise en scène épurée et quasi abstraite, ses gags subtils et purement cinématographiques (il expérimente beaucoup) traduisent à merveille les dérèglements, les rites, le ridicule d’un monde en mutation (« Mon Oncle », 1958 ; « Playtime », 1967 ; « Trafic », 1971 ; « Parade », 1974) dont Tati nous décrit la volonté de maîtrise obsessionnelle. Ce regard cruel et minutieux, mais toujours attentif aux signes d’humanité, est unique et irremplaçable.

  • Hans Christian Andersen

Andersen n’a pas écrit que des contes, mais c’est pour cette catégorie de récit que sa renommée est essentiellement retenue. Passionné par les voyages, Andersen est doté d’un imagination sans limite; c’est grâce à elle qu’il plonge les lecteurs dans des mondes différents. Il définit lui-même ses contes par l’apparition d’un élément merveilleux. Lire « la Princesse sur le pois », « la Petite sirène », « les nouveaux habits de l’empereur ».

  • Bertold Brecht

Berthold Brecht disait que les spectateurs devaient être « au spectacle comme au stade, fumant des cigares et commentant l’action » et qu’il fallait « les amener à considérer les événements d’un œil investigateur et critique ». La  » distanciation  » brechtienne (Verfremdung) d’après B. Dort Concept introduit par Brecht pour définir un des fondements de son projet théâtral, la distanciation est une notion à la frontière de l’esthétique et du politique. Le principe consiste à faire percevoir un objet, un personnage, un processus, et en même temps à le rendre insolite, étrange. L’objectif est d’inciter le spectateur à prendre ses distances par rapport à la réalité qui lui est montrée, de solliciter son esprit critique. Le but est d’aviver la conscience. Lorsqu’elle est efficace, la distanciation a un effet  » politique  » de désaliénation. En ce qui concerne la mise en oeuvre, la distanciation doit défaire l’illusion en soulignant le caractère construit de la réalité représentée. Les procédés utilisés sont nombreux :
Texte soulignant les contradictions d’un personnage. Acteur montrant son personnage en même temps qu’il le joue, diction artificielle, acteur incarnant plusieurs rôles etc… Utilisation du chant : l’intervention des  » songs  » différencie nettement l’histoire et le commentaire de l’histoire. Récit de l’action : l’action est racontée, il peut y avoir un narrateur, mais chaque personnage est susceptible de devenir narrateur et donc de s’adresser au public. Utilisation de panneaux, volonté de souligner le caractère artificiel du décor, etc…
Dans  » l’Opéra de quat’sous « , Brecht utilise de nombreux procédés de distanciation : les songs, les panneaux, les discours stéréotypés, Peachum  » narrateur « , le double dénouement.

  • Offenbach

Les ouvrages scéniques d’Offenbach reflètent la joie de vivre du Second Empire et sont emplis d’humour, voire de propos immoralistes assez scabreux (apologie du ménage à trois dans La Belle Hélène (1864), du cocufiage réciproque dans Orphée aux Enfers). Offenbach, avec les livrets de Meilhac, utilisa également de manière dérisoire la mythologie grecque, faisant des dieux et des héros des êtres superficiels, idiots ou débauchés, reflets à peine voilés de la haute société et de ses mœurs légères. C’est sans doute parce que les opéras d’Offenbach font rire des travers humains, qui ne sont pas seulement propres à cette époque, que certaines de ses œuvres ont conservé une force comique remarquable.

  • Michel Audiard

Michel Audiard est un des plus grands dialoguiste du cinéma de divertissement français. Gabin, Belmondo, Ventura, Delon, Blier et bien d’autres encore lui doivent leurs plus belles répliques. En effet, doté d’une verve et d’un sens de la répartie, maîtrisant le cynisme et l’humour à la perfection, Michel Audiard a dévoilé son talent dans nombreux films comme par exemple: « Les Tontons flingueurs », « Un singe en hiver », « Les morfalous » et « Garde à vue ». Son langage est à la fois imagé et direct: Belmondo dans « Le guignolo »: « Tout le charme de l’orient… Moitié loukoum, moitié ciguë… L’indolence et la cruauté… en somme, le Coran alternatif. » Bernard Blier, préparant une bombe dans « Les tontons flingueurs »: « Non mais! T’as déjà vu ça? En pleine paix! Il chante et puis crac! Un bourre-pif. Mais, il est complètement fou ce mec! Mais moi, les dingues, je les soigne, j’m’en vais lui faire une ordonnance, et une sévère. Je vais lui montrer qui c’est Raoul. Aux quatre coins de Paris qu’on va le retrouver, éparpillé, par petits bouts, façon puzzle. Moi, quand on m’en fait trop, je correctionne plus, je dynamite, je disperse, je ventile! »

  • Edgar Alan Poe

Les contes d’Edgar Poe sont pour la majorité fantastiques. Ils présentent soit des mondes imaginaires soit des personnages ayant des facultés hors du commun.

  • Jules Verne

Les récits de Jules Verne sont souvent à tort décrits comme de la science-fiction du XIXème siècle. En réalité, tous les instruments utilisés dans ses romans existent à son époque, il ne fait que les employer parfois à outrance. Par contre, le thème du voyage est très important et d’autant plus qu’il est utilisé dans un système trilogique. Il y a en fait trois voyages: un voyage géographique, un voyage scientifique et un voyage initiatique. Si les deux premiers sont évidents, le troisième est plus complexe. En réalité, les héros de Jules Verne sont à de rares exceptions près toujours confrontés à un moment de leur voyage à une erreur de parcours. Ils se trompent toujours deux fois avant de trouver le bonne voie, ce qui montre que le chiffre trois est très important et les conduit à leur propre apprentissage. Il y a très souvent une combinaison entre un savant qui a découvert qqch et le pousse à chercher plus loin (dans un voyage) et des personnes moins expérimentées, non scientifiques.

  • La Fontaine

Les Fables de La Fontaine mettent en scène différentes entités (humains, animaux ou objets) dans une situation précise menant à une morale. Dans l’idéal, si l’on part dans l’idée de jouer une fable, il faudrait jouer en rimes et inclure une connation moraliste à la fin (sans qu’elle soit annoncé par un triomphal « MORALITÉ »); La Fontaine ayant également écrit de nombreux contes, il est possible de la jouer « en prose ». Lire les « Fables » et, pour les intéressés, se délecter avec « Les Amours de Psyché et Cupidon », un chef-d’oeuvre de La Fontaine.

  • Charles-Ferdinand Ramuz

Journaliste et romancier vaudois (1878-1947)

  • Jean-Villard Gilles

Poète, écrivain et chansonnier (1895-1982). Né à Montreux en 1895, il est attiré très tôt par le théâtre et entre dans la troupe de Jacques Copeau. Puis, avec Julien, il devient vedette de music-hall et compositeur de plus de trois cents chansons. A Lausanne, pendant la guerre, il ouvre avec Edith Burger le cabaret « Au Coup de Soleil » et y chante la liberté. A la mort d’Edith, il poursuit sa carrière avec Albert Urfer, entre Paris et Lausanne. C’est l’une des voix les plus aimées de Suisse romande.

  • Federico Fellini
  • Victor Hugo
  • Jean-Luc Godard
  • Samuel Beckett

À la manière d’un genre théâtral, cinématographique, télévisuel ou littéraire

  • Dramatique

Le genre dramatique allie le pathétique au réalisme. Il comporte une suite d’événements malheureux. Il est palpitant, émouvant, poignant…

  • Huis Clos

L’arbitre défini précisément l’espace dans lequel se déroule l’improvisation (cuisine, sous-marin de poche, voiture, boite d’allumette…). Cet espace est entièrement représenté par l’espace de jeu. Aucune entrée, sortie ou mise en réserve n’est autorisée. Evidemment, l’improvisation n’a pas le droit de changer de lieu.

  • Film d’aventures

La facture de ce type de films varie selon l’époque où il a été tourné. C’est tout spécialement dans les années quarante et cinquante que les standards ont été établis.
En toile de fond, on retrouve souvent la recherche d’une cité perdue, d’un lieu célèbre de l’antiquité d’un trésor…
L’action met généralement aux prises des groupes rivaux qui convoitent la plupart du temps le même objet dans des buts différents, voire diamétralement opposés.
On retrouve de nombreux pièges, placés là pour éviter que le trésor ne soit dérobé, des poursuites folles en avion, en motos, en jeep, etc. Le personnage principal, souvent un homme, peut voir ses buts se transformer au cours de l’histoire, souvent au contact d’une jolie jeune femme.
Il n’est pas impossible que le fantastique intervienne en tant que manifestation de la malédiction.
On peut considérer des films comme la série des Indiana Jones ou encore la Momie de 1999 comme des hommages fort réussis à ce types de films. Bien sûr, on retrouve des adaptations plus contemporaines de ce type de films.

  • Sitcom

Sitcom en français signifie comédie de situations. En général, les personnages sont représentatifs de la famille moyenne. Les lieux scéniques sont réduits : pièces de la maison… Ironie et plaisanteries ne manquent pas. La vie quotidienne y est idéalisée. Il n’existe pas de conflits  » lourds  » (argent, sexe, mort, vie, etc). Seules les relations sentimentales sont traitées superficiellement.

  • Contes & Légendes

Le conte est un récit qui plonge le spectateur dans un univers déroutant différent du monde réel. La légende est un récit traditionnel où le réel est déformé et embelli. Le conte est basé sur une narration. Il doit comporter une introduction, un développement et une conclusion. Les contes traditionnels ont souvent une connotation morale.

  • Roman policier

Le schéma du roman policier est simple : un détective mène une enquête. Voici quelques illustres détectives dont on peut s’inspirer : Frère Cadfaël le moine détective au XIIe (Ellis Peters), Sherlock Holmes (Conan Doyle), San Antonio (Frédéric Dard), Hercule Poirot, Miss Marple (Agatha Christie), Philip Marlowe interprété par Humphrey Bogart (Raymond Chandler), Milo (James Crumley), Toby Peters, Porphyri Rostnikov le détective de Moscou (Stuart Kaminski), Charlie Resnick (John Harvey), Le juge Thi qui officie en chine au VIIe (R Van Gulik), Mike Hammer (Mickey Spillane), Kinsey Mallone la détective célibataire et divorcée (Sue Grafton), Inspecteur Ali (Driss Chraïbi)…

  • Théâtre Nô

Drame lyrique japonais alliant poésie, danse et musique. Il n’y a pas de décor. Le principal accessoire est un éventail qui peut évoquer une arme, un arbre frémissant ou désigner la lune. Le Nô paraît ésotérique par sa lenteur et la tension psychologique qui en émane. Il traite des thèmes de l’amour, de la guerre et des grandes émotions humaines. Les dialogues en prose alternent avec des récitations lyriques confiées à un choeur. Les femmes ne sont pas exclues de cette catégorie.

  • Théâtre vaudeville

Le Vaudeville est une comédie légère, fertile en intrigues et en rebondissements. Elle repose sur des séries de quiproquos et des hasards. Feydeau et Labiche sont les maîtres dans ce domaine.

  • Théâtre antique

Alternance de dialogue et de parties lyriques réglées par le choeur, la tragédie antique met en scène un héros qui sombre dans la démesure. Les dieux immortels rétablissent au final la justice. Eschyle est le fondateur de la tragédie grecque : Lire Prométhée enchaîné, l’Orestie (Agamemnon, Les Choéphores, Les Euménides). Autres auteurs : Euripide, Aristophane…

  • Épopée médiévale

Les chansons de geste (exploit guerrier) exaltent les exploits de héros réels mythifiés, luttant contre les infidèles. La chanson de Roland écrite par Chrétien de Troyes est la plus connue. Les romans Courtois sont eux basés sur une intrigue amoureuse où le héros est soumis à des épreuves pour ravir le coeur d’une dame. Voir Tristan et Yseut, Lancelot et le chevalier à la charrette, Perceval ou le conte du Graal. Le roman satirique préfigure les fables de la fontaine. Il met en scène une société animale. Il parodie les 2 genres évoqués précédemment. Le roman de renard est le principal exemple de cette littérature populaire.

  • Commedia d’ell arte

Avec masques (demander aux responsables de ligue avant le match de les apporter):Ce genre dramatique italien était basé sur l’improvisation. Les personnages sont très typés : Arlequin, Pantalon, Pulcinella.. L’expression corporelle de l’acteur, masqué (pour les hommes), est d’une importance majeure pour représenter le personnage.

  • Eau de rose

Genre emblématique de la Collection Harlequin ou des œuvres de la romancière Barbara Cartland, les deux composantes essentielles des romans à l’eau de rose sont une histoire d’amour centrale et une conclusion optimiste et satisfaisante émotionnellement.
Une histoire d’amour centrale : dans les romans à l’eau de rose l’intrigue tourne autour de deux personnages qui tombent amoureux et luttent afin que leur relation puisse s’épanouir. Le point culminant du roman est le moment où l’histoire d’amour peut enfin se réaliser. Chaque auteur est susceptible de concevoir autant de sous-intrigue qu’il le désire dès lors qu’il préserve l’histoire d’amour centrale.
Une conclusion optimiste et satisfaisante émotionnellement : les romans à l’eau de rose se terminent d’une façon qui émeut et rassure le lecteur. Les romans à l’eau de rose sont fondés sur l’idée de justice émotionnelle. Le principe est que les hommes bons dans le monde sont récompensés et que les méchants sont punis. Dans un roman à l’eau de rose, les amants qui risquent leur vie et luttent tant pour leur amour que l’un pour l’autre sont récompensés grâce à la justice émotionnelle et par un amour inconditionnel.
Dès que ces deux critères sont remplis, une histoire d’amour peut avoir lieu n’importe où et comporter d’autant d’autres intrigues que l’imagination de l’auteur lui permet d’inventer.

  • Mélodrame

Drame populaire qui accentue beaucoup les effets de pathétique (qui provoque une grande émotion devant une situation inhumaine.Il peut s’agir de sentiment de pitié, de tristesse, etc). Beaucoup de mélodrames ont été écrits au XIXe siècle.

  • Numéro de clowns (avec nez)

Le clown représente une large palette de jeu. Toutefois, la constante entre toutes les versions est le langage du corps et des sentiments. On imagine toujours le clown affublé d’un nez rouge et distrayant les enfants: c’est une des facettes du clown où le jeu est très physique et très facial, mimiques à l’appui. Il y a également le clown « pour adultes » qui parodie des situations et cherche à créer des décalages avec la réalité. Le jeu est donc moins enfantin, parfois plus provocateur, mais toujours très physique (pantomime, détournement d’objet). Le clown fait tout avec rien, d’une situation basique, il développe quelque chose d’énorme. Il a une énergie gigantesque, un plaisir de jouer fabuleux et sait toujours rire de lui-même surtout quand un gag ne produit pas l’effet escompté. Voir Jango Edwards, Peter Petowsky, Peter Shub.

  • Suspens et grands frissons

Contrairement à la catégorie  » film d’horreur « , cette catégorie décrit une situation qui  » deviendrait  » horrible pour l’un des personnage si…

  • Science-fiction

Cette catégorie comprend (entre autres) les récits qui sont non réalistes, imaginatifs, fondés sur des suppositions futuristes, souvent franchement extraordinaires, et fréquemment situés dans un cadre éloigné de la vie courante, dans le temps et/ou dans l’espace,. (ex : 2001, l’odyssée de l’espace).
Ou encore le genre post-apocalyptique – futur proche, surpeuplé, pollué, violent, totalitaire, emploi fréquent de drogues dures, jungle urbaine- (Brasil, 1999, Blade Runner,…).
Le voyage dans le temps : comme son nom l’indique, on assiste à la crucifixion du Christ en touriste, on se retrouve piégé dans l’Egypte ancienne – problèmes du paradoxe du temps (œuvres de Barjavel, Retour Vers Le Futur, L’enfant du temps d’Isaac Asimov, Stargate,…).
Les univers parallèles : notre univers n’est qu’un univers parmi tant d’autres. Dans les autres univers, il peut y avoir une multitude de variantes de l’histoire…
Il convient de ne pas confondre science-fiction et fantastique. « X-Files » est l’exemple typique de série fantastique et non de science-fiction. La science-fiction met en scène un monde réel ou les phénomènes sont explicables par une technique sur-développée.

  • Western

Il peut exister à l’intérieur même de cette catégorie des nuances, voire des sous-catégories qui présentent des traits distinctifs importants (westerns spaghetti, commémorations historiques, feuilletons télévisés…).
Les westerns ont souvent comme toile de fond l’Ouest américain ou parfois canadien, de même que le Mexique et le nouveau-Mexique. On y retrouve souvent des batailles épiques entre colons blancs et Amérindiens; des guerres de nerfs entre deux familles de ranchers; des batailles entre deux bandes rivales de gangsters ou encore entre des gangsters et des hommes de loi (Tombstone); la vie d’un hors-la-loi ou d’un héros de l’Ouest célèbre; des épisodes de la ruée vers l’or; des villageois qui appellent à l’aide des mercenaires pour les défendre contre des bandits (Magnificent seven), etc.

  • Péplum

Le péplum dépeint des sagas prenant place dans l’Egypte, la Grèce et la Rome antique. Elles peuvent donner lieu à des reconstitutions fidèles à l’histoire ou empreintes de mythologie (Alexandre le Grand, Ben-Hur, Spartacus, L’Odyssée, Clash of the Titans, Hercules, les films bibliques, Pharaon etc.)

  • Film d’horreur

Ambiance noire, moite et parfois maléfique sont de mise dans ce genre de cinéma. Le type de films ou de romans s’y rapportant : The Thing, L’exorciste, Damien la malédiction, …

  • Mille et une nuits

Deux frères rois, chacun trompé par son épouse, font un voyage et découvre qu’un grand génie, malgré sa puissance se fait régulièrement tromper par sa femme. Rassurés par cette expérience (toute femme est perverse), ils retournent dans leurs palais, décapitent leurs femmes et l’un deux demande à son vizir tous les soirs une jeune vierge qu’il tue au petit matin. Un jour, n’ayant plus de femme que ses deux filles à proposer, le vizir est bien embêté. Mais une de ses filles (Shérazade) se propose et raconte tous les soirs une histoire au Roi qu’elle interrompt en plein suspense au matin et le Roi, désirant connaître la suite, lui laisse la vie sauve. Dans les Mille et une Nuits, l’érotisme oriental est très présent; les génies ne sont pas forcément gentils et les voyages sont importants. Les héros désirent découvrir des terres inconnues et rencontrent beaucoup de gens qui leur feront partager des expériences au travers de récit (le récit dans le récit est omniprésent dans les Mille et une Nuits). Le langage est très imagé, un peu redondant, le thème de la séduction important.

  • Cinéma muet (avec musique sous la responsabilité de l’arbitre de trouver 2-3 musiques)

Très populaire avant l’apparition du  » parlant « , le cinéma muet est notamment caractérisé par un jeu très physique marqué par des procédés comiques tenant du burlesque (coups de bâton, personnages cachés, poursuites, etc…).

  • Théâtre de marionnettes

Pinocchio, Guignol à Lyon, les marionnettes Bunraku au Japon, les marionnettes d’eau au Vietnam, le Muppet Show ou les anglais Punch and Judy, marionnettes à fil, marionnettes à doigt… Les marionnettes sont nombreuses et variées. Dans cette catégorie, libre aux jouteurs de représenter uniquement les marionnettes ou bien de les accompagner des manipulateurs. Seule contrainte commune à toutes les marionnettes: un nombre de mouvements et des expressions relativement limités.

  • Guignol (voir Théâtre de Marionnettes)

Les personnages lyonnais de Guignols peuvent être évoqués (Guignol, Gnafron, le Gendarme…)

  • Dessin animé

Les lois de la physique n’ont pas cours dans un dessin animé. Les personnages sont très typés. Les oeuvres de Tex Avery sont sans doute les plus représentatives du genre.

  • Tex Avery(voir dessin-animé)

Des personnage typiquement Tex Averiens peuvent être évoqués (Le loup et la pin up, Droopy…)

  • Stand-up comic/one man show
  • Rap/slam
  • Théâtre de boulevard

2. Catégories d’expression

Ce type de catégorie agit uniquement sur la manière de parler, et non sur l’histoire ou sur l’ambiance

  • Sans parole

Pas de mot distinct ni intelligible ni aucun langage parlé ou inventé (gromolos). Seuls les bruitages et onomatopées sont autorisés. Privilégiez donc le jeu visuel (le facial et le geste) ainsi que les sons.

  • Silencieuse

Pas de bruit ou de murmure volontairement provoqués au cours du jeu.

  • Chantée

Les joueurs s’expriment en chansons. Le langage parlé n’est toléré qu’à titre exceptionnel : s’il s’inscrit dans la ligne mélodique. Des mélodies connues peuvent être utilisées.

  • Musicale

Les joueurs intègrent la musique dans leur jeu.

  • Alphabétique (mixte, 1 joueur/équipe)

Lors de leurs répliques, Les joueurs respectent une progression dans l’alphabet de la première lettre du mot employé. L’improvisation débutera avec la lettre A et terminera avec la lettre Z.

  • Bibliothèque (mixte, 1 joueur/équipe)

L’impro débute avec une lecture d’un document par les joueurs. Quand l’arbitre retire ce dernier, l’improvisation continue sur les bases ainsi créées.

  • Immobile

Les joueurs se positionnent en situation puis ne bougent plus si ce n’est pour se mettre en réserve.

  • Auditive (mixte, 2 joueurs/équipe)

Assis sur le rebord de la patinoire, 4 jouteurs construisent une histoire sans bouger physiquement. Contrairement à la catégorie « immobile » aucune position de jeu ni d’expression du visage n’est autorisée. Cette catégorie devrait pouvoir se dérouler dans le noir.

  • 3 zones de sentiments

L’ère de jeux est divisée en trois zones et à chaque zone est reliée un sentiment. Les joueurs sont obligés de prendre le sentiment correspondant à la zone dans laquelle ils se trouvent.

  • Rimée

La rime signifie identité sonore marquant la fin d’un vers. Les vers, au rythme identifiable, ne sont pas obligatoires dans les dialogues de cette catégorie.

3. Catégories de structure

Catégories qui agissent sur la forme de l’improvisation

  • Poursuite

Une première équipe débute l’improvisation. Au coup de sifflet, tous les joueurs sans exception sont remplacés dans la patinoire par un joueur de l’autre équipe. Celui-ci est du même sexe que son prédécesseur. Le coach de la seconde équipe peut distribuer ses joueurs en fonction des personnages de l’improvisation.

  • Double poursuite

Comme une poursuite normale mais selon le schéma A-B-A-B; les équipes passent donc 2 fois chacune.

  • Fusillade

Les 6 joueuses et joueurs doivent improviser chacun à leur tour individuellement pendant 30 secondes sans préparation sur un thème révélé au dernier moment par l’arbitre. On alterne les rouge et les bleus en choisissant l’équipe qui commence avec la rondelle.

  • Mitraillade (mixte, 6 fois 1 joueur/équipe)

Un mot est lancé par l’arbitre. Par paires de deux, les joueurs construisent ensemble une improvisation commune pendant 45 secondes sans préparation.

  • Roman photo

Cette catégorie se joue sous la forme d’une succession de plans arrêtés. La voix off est une technique possible d’illustration.

  • Spot publicitaire

Un message clair à caractère commercial dans un temps bref.

4. Autres catégories

  • Libre

Sans contrainte particulière

  • Accessoire

Les joueurs intègrent un objet dans le jeu en le détournant de sa fonction initiale. Il n’y a pas de thème donné par l’arbitre.
Ex: Improvisation comparée ayant pour titre « Improvisation avec un balai », Nb de joueurs illimité, catégorie avec accessoire, durée 3 minutes..

  • Liberté d’arbitre

Une fois par match, l’arbitre peut imposer une catégorie non officielle de son choix.