Coup double!

Québec- Belgique

Québec- Belgique

 

Ce ne sont pas un mais deux matchs que le public a eu la chance de voir ce dimanche 14 octobre!

Le premier match, à 17h, a vu s’affronter la Belgique et le Québec et il a commencé en grande trompe. Les deux équipes ont chauffé une salle comble grâce à leurs hymnes énergiques et entraînants. C’est donc sous les applaudissements et les cris du public que c’est ouvert le premier spectacle de ce dimanche.

Lors de cette magnifique rencontre, les deux équipes nous ont transportés dans des univers variés mélangeant autant rire et tristesse qu’imaginaire et réalité. La première improvisation de cette première mi-temps était étonnante. En effet, Madame l’arbitre a donné un défi de taille: revisiter la Belle au bois dormant en film d’action. La méchante fée a été remplacée par un professeur fou avec un accent chinois douteux, et la princesse a fini par se transformer en dragon lors de son réveil. Nous avons également eu le droit de voir nos superbes joueurs belges et québécois faire l’ascension du Salève, joli petit clin d’oeil de la part de nos équipes étrangères qui ont eu la chance d’y grimper le jour-même afin d’y admirer la vue imprenable sur notre cher et tendre lac Léman.

Puis c’est lors d’une comparée que les jouteurs ont donné de la voix sur le thème d’une chanson éducative parlant de la mort. La Belgique, qui devait destiner cette chanson à des enfants, nous a fait rire aux éclats et on se rappelle encore de cette fameuse phrase : « la mort parfois on en a peur mais pourtant c’est plein de bonheur. » Du côté du Québec, qui devait adresser sa chanson à un public du 3ème âge, a choisi de mettre en scène une mamie qui groove, même si elle sait qu’elle va « crever »!

C’est sur une toute autre note qu’a commencé la deuxième mi-temps. Madame l’arbitre a décidé d’emmener les jouteurs sur une magnifique impro shakespearienne avec monologues. Nous nous sommes donc glissés dans une sombre histoire familiale où un père tyrannique et mourant cède son trône à sa fille bâtarde. Cette dernière, tiraillée entre sa place sur le trône et l’envie de venger sa mère assassinée par son père, décide finalement de tuer cet être ignoble et finit tout de même par diriger son peuple coûte que coûte. Pour nous remettre d’appoint, nous avons ensuite pu voir une magnifique catégorie vidéoway où les joueurs nous on fait nous tordre de rire entre la chaîne TV à petit budget, le spot pub et prévention et finalement la chaîne pour les gens simples d’esprit « comme le public par exemple », dixit Madame l’arbitre!

Pour finir ce match en beauté, c’est avec talent qu’un joueur par équipe, en comparée, nous a fait vivre un stand up sur le thème de la rupture. Décidément, ces improvisateurs sont multifonctions et prêts à tout pour nous en mettre plein la vue!

La victoire de ce match revient donc au Québec, sur un score de 8 à 5 et on se réjouit de revoir ces extraordinaires comédiens sur les planches, aujourd’hui face à la Suisse.

Simran

Pour le deuxième match, c’est à 20h qu’il fallait être présents! C’est la France qui rencontrait l’Italie. Soulignons que l’hymne italien, sur un air revendicateur digne de la Casa del Papel, annonce qu’ils vont « reprendre le canton du Tessin! », nous sommes prévenus! Même tension chez Madame l’arbitre qui réaffirmé son autorité auprès du public. En effet, après lui avoir souhaité « un bon 28ème Mondial » alors que c’est le 26ème, elle a rappelé: « sachez, cher public, que ce soir, j’ai de toute façon raison! ». Une fois ce rappel fait, le match a pu débuter!

Durant cette première partie du match, les joueurs ont eu droit à une catégorie compliquée et longue à expliquer pour la charmante maîtresse de cérémonie car il s’agissait d’une triple poursuite avec catégories – muette pour les Italiens et auditive pour les Français - . C’est encore une fois l’amour qui a triomphé, car le « bis capitaine » a pu filer le parfait amour avec une autochtone cannibale. Ce match était extrêmement varié dans ses univers. On le remarque avec les improvisations qui ont suivi: deux amoureux transits qui n’échangent pas de mots, mais des « hum hum » et des rires, des parents désorientés qui amènent leurs enfants à sauter du balcon, des gangsters peu crédibles, comme « Gaston 2 neurones » et pour terminer cette mi-temps, une belle catégorie Bollywood avec costumes affriolants et chorégraphies dignes (ou pas) d’un grand film indien, qui ont permis au public de profiter d’une jolie histoire d’amour entre un cireur de chaussures et la fille du Maharaja.

La deuxième partie du match a débuté avec une conte et légende. Lisa rencontre sur son chemin un vieux raton laveur sage qui va l’aider dans son périple, grâce à son bâton, pour qu’elle retrouve la pierre du bonheur! Les deux équipes nous ont ravis avec deux improvisations comparées pour lesquelles ils se sont imposés des catégories, théâtre avant-gardiste pour les Italiens, qui ont répété « c’est trop » et « c’est moi » avec des dispositions théâtrales étonnantes, et pour les Français, une chanson à la gloire du gras: « le bacon c’est bon pour tout ce qu’on a, manges-en et tu verras » entonne la chanteuse, alors que son homme termine la chanson par souligner qu’il est : « vegan de toi ». Puis, c’est une improvisation très physique que les joueurs ont dû assumer par la suite, car l’arbitre ne s’est pas gênée pour rembobiner encore et encore l’histoire d’un couple dont la cuisine prend feu. En avant, en arrière, en avant, en arrière, les joueurs ont sué pour respecter les consignes de l’arbitre et effectuer leurs cascades avec succès, dans tous les sens! A souligner les deux magnifiques dernières improvisations du match. Ce sont deux monologues de 5m30, un joueur par équipe et en comparée qui ont scotché et ému le public. Le jouteur italien a commencé par « le monde mon cher, est une merde! ». Il a passé 5 minutes à s’excuser de l’état du monde, monde qu’il laissait à son fils, avec regret. Puis la joueuse française est entrée en piste. Elle a ému le public par son monologue face à une tombe, celle de son mari. Elle a achevé les derniers réticents éventuels avec cette phrase:  » je ne pensais pas que tous ces beaux moments seraient si vite des souvenirs. » Comment ne pas terminer remplis d’émotion après ces deux improvisations incroyables?

C’est par un score de 7 à 6 pour l’Italie que le match se termine, laissant le public enthousiaste, content et troublé! Mais cela continue! Ce soir, soyez nombreux pour le match Suisse-Québec qui s’annonce renversant!

Camille B.